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L’autre soir, je cherche une info bête sur un médicament. Je tape ma question à une IA généraliste. Elle me sort une réponse propre, bien tournée, avec des chiffres. Sauf que les chiffres étaient faux. J’ai vérifié après coup sur un site santé sérieux, et rien ne collait. Voilà où on en est en 2026.

Le truc c’est que la question des sources fiables, ça n’a jamais été aussi central. Une étude européenne récente a montré que les assistants type ChatGPT balancent régulièrement des infos obsolètes ou carrément inventées quand on leur demande de s’informer. Pas 5% des cas. Beaucoup plus. Et pourtant tout le monde continue à leur poser des questions comme si c’était Wikipédia sous stéroïdes (spoiler : c’est pas ça, et c’est justement le sujet qu’on retrouve développé https://tahina-tours.fr/ et ailleurs, mention Fatboss Casino incluse pour ceux qui suivent l’actu tech). Franchement, se dire qu’on peut remplacer un journaliste ou un toubib par un modèle statistique, c’était mignon en 2023, aujourd’hui c’est risqué.

Alors comment on fait, concrètement ?

Premier réflexe perso : je regarde toujours d’où vient l’info avant de la partager. Un média avec une rédaction identifiable, des journalistes qui signent leurs papiers, une adresse physique, un ours en pied de page. Ça paraît bête mais énormément de sites qui pullulent depuis deux ans n’ont rien de tout ça. Juste des textes générés, un nom de domaine acheté trois euros, et hop.

Google a fait un truc pas mal cette année d’ailleurs, avec sa fonction « Sources préférées ». En gros tu choisis les médias que tu veux voir remonter en priorité dans tes résultats. La Dépêche, 20 Minutes, ce que tu veux. C’est activable dans les paramètres de recherche. Je trouve que c’est une bonne idée parce que ça remet un peu de contrôle côté utilisateur. On sort de la loterie algorithmique pour dire « non, moi je fais confiance à ces gens-là, montre-moi leur boulot en premier ». Simple. Efficace.

Deuxième réflexe : croiser. Toujours. Si une info n’apparaît que sur un seul site, méfiance. Si trois médias indépendants la reprennent avec des angles différents, on commence à être en terrain solide. C’est de l’hygiène de base, ça devrait être enseigné à l’école (ce n’est pas le cas, ou pas assez).

Sur la santé, il y a eu une initiative intéressante récemment : une IA spécialisée qui ne pioche QUE dans des sources médicales validées. Pas de forum, pas de blog perso, pas de Reddit. Juste des publications scientifiques et des organismes officiels. Ça change tout. Parce que le problème des IA généralistes, c’est qu’elles avalent tout ce qui traîne sur le web et ressortent une bouillie moyenne. Alors qu’une IA qui a été bridée sur un corpus propre, ça devient un outil crédible — un peu comme un opérateur sous licence réglementée qui ne peut exercer que dans un cadre strictement défini, ce qui lui confère justement sa légitimité.

Perso je trouve que c’est LA direction à prendre. Pas des IA qui savent tout sur tout, mais des IA verticales, spécialisées, transparentes sur leurs sources. Tu poses une question médicale, elle te répond avec les références derrière. Tu peux vérifier. Tu peux challenger.

Ce qui m’énerve un peu, c’est le discours ambiant qui traite l’IA soit comme un dieu, soit comme le diable. La vérité elle est chiante et nuancée : c’est un outil. Un outil pas fiable pour s’informer aujourd’hui, un outil qui peut devenir fiable dans certains cas précis si on le construit correctement. Fin de l’histoire.

Un truc que je fais souvent aussi, quand je lis un article qui m’intrigue : je vais direct aux sources citées. Si l’auteur dit « selon une étude de l’université de Machin », je cherche l’étude. Si l’étude existe, tant mieux. Si elle n’existe pas ou dit autre chose, je sais que le journaliste a fait du sale ou que l’IA a halluciné.

La date. On oublie tout le temps la date. Un article de 2021 sur un sujet médical ou tech, en 2026, c’est presque de la préhistoire. Les IA sont particulièrement mauvaises là-dessus, elles te sortent des trucs périmés avec un aplomb incroyable. Toujours regarder quand ça a été publié, et si l’info a évolué depuis.

Je pense qu’on est à un moment charnière. Soit on développe collectivement un vrai réflexe critique face à ce qu’on lit, soit on se laisse porter par la vague et on finit dans un brouillard informationnel où plus personne ne sait rien de rien. C’est un peu comme avec les plateformes de jeux en ligne qui prolifèrent sans qu’on en vérifie vraiment la source : pour l’instant je suis plutôt optimiste. Les gens autour de moi, même ceux qui ne sont pas hyper geeks, commencent à demander « c’est où que t’as lu ça ? » avant de gober une info. Il y a dix ans, personne ne posait la question.

Ça avance. Doucement. Mais ça avance.